Élection (la question du Comment ? en attendant…)

Décidez, jusqu’au dernier jour (de l’élection) et au-delà.

Les PNJ ne veulent pas jouer /voter.

Acte de foi du vote à l’élection, malgré l’affaiblissement de la croyance.

Le maître mot est « subversion » (renversement) : proxy, mandataire, joker.

(2 façons de faire de la politique et de gagner les élections : les gens ou l’argent. Les gens par leurs convictions. L’argent pour leurrer ceux qui n’ont pas de convictions, ou (qui n’y comprennent rien parce) qu’ils se sentent dépassés, etc. Et sans doute ces derniers sont les plus nombreux. En raison de quoi il est plus facile d’avoir du succès pour la droite positionnée dans ce champ que pour la gauche positionnée dans le champ de la conviction.)

La démocratie repose toute entière sur ce moment démocratique qu’est l’élection. Autrement elle repose sur une tête d’épingle tant ce moment est court. Il va du plus large avec la campagne électorale, jusqu’à se réduire au jour de l’élection, puis encore au moment pour chaque citoyen dans l’isoloir, où il ou elle met un bulletin dans une enveloppe avant de la glisser dans l’urne. La démocratie est une chose fragile.

Si l’élection est le moment pour le citoyen de décider ou plus exactement d’influer sur les décisions qui seront prises en son nom, c’est également et paradoxalement le moment où il renonce à son « pouvoir » d’influencer sur les décisions qui seront prises, en échangeant son opinion par la confiance investie dans son candidat pour l’élection. Paradoxe apportant à toutes les fins la confusion, et donc l’apathie, voir le renoncement.

Dès lors, puisqu’il s’agit de remettre sa volonté ou plus précisément son espérance politique entre les mains d’élus, c’est la confiance que le citoyen porte en lui dans le politique qui est au centre, l’objet qui fait peser sur la balance, objet fait de croyance. La foi, ou pour mieux dire l’amour, que l’on pourrait souhaiter logé en chacun et investie envers l’autre pour le bien commun, se trouve ainsi déplacée envers celui ou celle qui nous représentera tous. Ce représentant en qui se concentrera ainsi toutes les questions et toutes les réponses, et pour finir toutes les décisions une fois élu. Autant dire que cette foi ne peut être que volatile et empreinte de défiance dans cette circonstance structurante qu’est l’élection.


(digression historique)

On peut penser que la vision révolutionnaire était de rendre le pouvoir au peuple par l’élection, le choix du peuple de ses élus issus de lui-même, par un choix réfléchi, en dehors de toute évidence imposée magiquement dans la désignation des meilleurs, sans son approbation. Manifestation d’un populisme systémique, la confiance structurelle dans le peuple pour répondre à ses propres besoins, pour faire face à son devenir. La fin du pouvoir comme concentration, soustraction, et abus. Toutefois les assoiffés du pouvoir, ceux qui voyant dans le peuple une masse sombre car menaçante, ont su jouer très tôt de la démocratie. Cela pris un siècle lorsqu’en 1870 la république fut à nouveau proclamée, pour faire système cette fois en avalant le peuple. Un pari risqué…